Ce texte est inspiré du Tanya ‘’Igueret Hakodesh’’ lettre 4.

Israël ne sera libéré que par la tsedaka (prophète Ishaya 1.27 dans la haftara de shabbat hazon) précédant le 9 Av, le shabbat ou il est question de la vision du troisième temple selon l’explication de rabbi Levy Itzhak de berditchev.

On y trouve donc le moyen d’obtenir la délivrance et la reconstruction du troisième temple.

Celui-ci est, en l’occurrence, le don pour la tsedaka.

Il est écrit qu’un juif doit rechercher la dimension d’amour pour D.ieu la plus profonde se trouvant dans son cœur.

Il existe deux sortes d’amour pour D.ieu :

1)un amour superficiel : cet amour est provoqué par une méditation sur la grandeur de D.ieu

2)un amour profond : qui transcende toute logique et qui provient de la parcelle divine habitant chaque juif.

Cette parcelle est appelée dans le langage kabbalistique la ‘’Yehida ‘’qui est l’expression de l’essence de l’âme qui se révèle elle-même à travers l’attribut de ‘’Hokhma’’ l’intellect, dont la soumission est totale, au point de ne plus du tout faire écran a la perception divine.

Il est évident qu’il n’est pas donné à tout le monde d’atteindre le niveau de l’amour évoqué.

Chaque juif est en mesure de mettre en éveil la partie superficielle de son cœur, puisqu’il lui suffit, pour cela de méditer à la grandeur de D.ieu, en fonction des moyens intellectuels dont il dispose et de mettre en éveil ses sentiments à la mesure de sa compréhension.

A l’opposé, la dimension profonde du cœur est la “yehida” qui se révèle uniquement dans des circonstances exceptionnelles.

En effet, ce qui empêche l’homme de ressentir l’amour profond émanant de la parcelle divine se trouvant en lui, “la Yehida”, est que cette dernière est captive. Lorsque l’attribut de l’intellect “Hokhma” contenu dans l’âme, qui anime la dimension profonde du cœur est en exil (captive) elle ne peut plus se manifester au sein de la personnalité.

Elle est en exil du fait qu’elle est totalement altérée par les préoccupations terrestres et les attraits du monde.

C’est le niveau de ‘’Orla’’ (prépuce) qui recouvre l’alliance et le point profond du cœur, ainsi qu’il est écrit : ‘’Vous circoncirez le prépuce de vos cœurs’’.

La circoncision est opérée en deux phases : Le retrait du prépuce épais, puis celui de la membrane fine . Il en est de même concernant le cœur : il y a des passions grossières, et d’autres plus fines.

Or dans la circoncision à proprement parler, les deux phases sont indispensables pour que la mitsva soit pratiquer convenablement.

Concernant les passions grossières, il est donné à l’homme de les retirer par son propre effort.

Pour la plus fine, le travail est plus difficile, c’est pour cette raison, qu’il est écrit que quand le Mashiah viendra “l’Eternel ton D.ieu circoncira ton cœur.

Il est pourtant possible d’atteindre ce niveau même durant l’exil, cette révélation peut avoir lieu durant la prière, c’est un cadeau offert par D.ieu.

Pourtant l’homme n’est pas dispensé de l’effort, ce qui signifie que dans tous les cas ” l’éveil d’en bas ” est indispensable afin de provoquer le “réveil d’en haut “.

De quel effort s’agit-il ?

Il s’agit de pratiquer la première partie de la circoncision, c’est-à-dire, de se libérer des désirs grossiers et plus fins qui bouchent le point profond de notre cœur.

Ce qui permet de révéler de  l’amour pour D.ieu qui transcende l’intellect, ce qui permettra au juif de prendre conscience et de ressentir que D.ieu représente toute sa vie, le meilleur moyen pour y parvenir est de donner la tsedaka.

En effet lorsqu’une personne offre de son propre argent pour laquelle elle a travaillé dur (en particulier lorsque ses moyens sont limités et qu’elle gagne difficilement sa vie) en quelque sorte elle donne un peu de sa vie car elle s’est consacrée à son travail pour gagner son argent, et s’y est souvent investie avec la partie la plus profonde de son cœur.

En donnant la tsedaka il rachète son âme, libère la parcelle divine de l’exil et peut ainsi mériter la révélation de la dimension profonde de l’amour pour D.ieu.

Nous pouvons à présent comprendre pour quelle raison la tsedaka est appeler “Chalom” la paix.

Car par cette injonction, est libérée et rachetée la parcelle divine se trouvant en chaque juif après qu’elle est été emprisonnée par la superficialité de ce monde.

La tsedaka rétablie ainsi la paix entre les enfants d’ Israel et le Créateur.

Tout ceci est particulièrement vrai concernant la tsedaka qui est donnée par les juifs habitants en terre sainte, car c’est de là que rayonne la lumière profonde de D.ieu.

Nos sages considèrent que la personne à donner la tsedaka a D.ieu lui-même et ceci lui procurera une véritable protection.

Les deux milles ans d’exil, on réellement atteind leur but concernant le peuple d’Israël dans sa globalité, une introspection, et une réelle recherche de soi anime notre peuple, un raffinement extraordinaire fleuri ces dernières générations, dû à un retour aux valeurs et aux pratiques que le Créateur du monde exige de ses enfants.

Aujourd’hui, il est temps de se détacher totalement de la fine membrane qui couvre le point profond de notre cœur.

En unissant nos forces avec la participation active de l’ensemble du peuple d’Israël a la reconstruction du troisième temple de Jérusalem, chacun avec la générosité de son cœur, nous montrons au Créateur du monde le désir profond qui réanime le cœur d’Israel, afin de revoir la présence divine d’une manière éternelle.

La tsedaka que nous faisons cette fois ci avec le Créateur, en lui reconstruisant Sa Demeure, rétablira une paix éternelle avec ses enfants, libérera nos âmes de l’exil, et entraînera une paix durable avec toutes les nations dans leur ensemble.